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La fauconnerie pourrait se
définir grossièrement comme la capture de gibier à l’aide De méthode de chasse, elle est devenue art et aide à présent l'homme lors de nombreuses activités. 2) La fauconnerie de nos jours
Son origine se perd dans la nuit des temps mais
elle est probablement née en Orient aux environs de 2000 avant J-C. Le mode de
vie nomade des peuples d’Asie convenait sans La fauconnerie atteignit l’Europe par la Méditerranée vers 400 de notre ère. Au VIe siècle, cette activité est devenue partie intégrante de la vie des tribus germaniques. La loi germanique protégeait même les nids et les arbres qui en portaient. La période entre 500 et 1600 a vu l’apogée de ce sport florissant dans les sociétés féodales de la chrétienté européenne et islamique. Le rang social décidait de l’oiseau que l’on pouvait employer. L’aigle pour l’empereur, le gerfaut pour le roi jusqu’au crécerelle pour l'artisan. Les rois de France et d’Angleterre, les tsars de Russie et les empereurs romains entretirent durant des siècles de vastes établissements de fauconnerie. La pratique de la fauconnerie a décliné en Europe aux XVII et XVIIIe siècles. Cela à cause du progrès des armes à feu, du défrichement, de l'aménagement des parcs à gibier et de la détérioration générale du système féodal. La fauconnerie fut encore utile lors de la Première
Guerre Mondiale où des faucons étaient dressés pour tuer les pigeons messagers
ennemis. Aujourd’hui, la fauconnerie semble avoir retrouvé un
second souffle. Elle n’est plus réservé à une élite mais demeure encore très
fermée.
2) La fauconnerie de nos jours L’engouement pour la fauconnerie est relancé
depuis quelques temps dans le monde entier. Si bien que des mesures de
protection ont dû être mises en place pour éviter que des captures en vue de
dressage ne déciment les populations locales. Des règlements stricts, parfois
inspirés par les fauconniers eux-mêmes,
y prévoient le contrôle non seulement des rapaces mais aussi de la façon dont
ils sont élevés, traités et dressés.
Mais la chasse au faucon est un art ancestral encore reservé à une certaine élite. La fauconnerie moderne s'axe aujourd'hui sur l'utilisation d'oiseaux de proie pour des spectacles de démonstration. Bien sûr, on peut toujours débattre de l'utilité de telles pratiques pour le bien-être de l'oiseau. La plupart de ces spectacles ne sont pas des pseudos cirques qui montrent les
oiseaux pour le plaisir des yeux. Au contraire, ces spectacles essaient de
susciter chez les spectateurs du respect, de l’admiration et aussi de la
sensibilité. Là encore, tout dépend du fauconnier qui fait ces représentation mais si celui-ci est consciencieux et aime ses oiseaux, il tâchera de faire découvrir ce que sont vraiment les oiseaux de proie. Car, il ne faut pas oublier qu'il n'est pas si loin que ça le temps où l'on avait peur de ces oiseaux au point de les clouer sur les portes ou de les massacrer au fusil.
La fauconnerie est aussi utilisé, à des fins moins
récréatives, pour écarter les oiseaux d’un champ d'aviation. Afin d’empêcher
tout "bird-strike" c'est-à-dire d'éventuelles collisions entre un avion et un
Une déclinaison de cette technique est d'ailleurs apparue. Il s'agit d'écarter des oiseaux indésirables ou trop bruyants loin des habitations. Un fauconnerie vient alors avec son oiseau pour le faire évoluer dans la zone pendant plusieurs semaines. Cela se pratique beaucoup pour "nettoyer" les clochers d'église des nombreux pigeons qui l'occupent. Les résultats sont toujours concluants et rapides
Habituellement, des examens d’habilitation doivent être passés avant qu’on ne puisse prendre un oiseau, et le niveau d’expérience en fauconnerie détermine l’espèce que l’on a le droit d’utiliser. La meilleure façon de devenir fauconnier est de suivre des cours dans une école mais ces écoles sont rares. Les meilleures écoles se trouvent le plus souvent en Angleterre ou aux Pays-Bas. Mais de nouveaux établissements de ce genre ont ouverts leurs portes en Belgique et en France. Les apprentis fauconniers peuvent alors apprendre sur le tas, sous l’œil
attentif d’un maître fauconnier. Entraîner un oiseau demande du temps, de la
patience, de la sensibilité, de l’habilité et surtout beaucoup de passion. Suivant le type de rapace, cela
peut demander des revenus confortables, afin de loger ses rapaces et de se
procurer l'équipement nécessaire et réglementaire. Le dressage et les soins
représentent un effort quotidien qui se chiffre en milliers d’heures par an
mais les vols en compagnie de son oiseau valent bien ces sacrifices. Il ne faut surtout pas oublier que les oiseaux de proie ne sont pas des animaux de compagnie. La mode étant aux nouveaux animaux de compagnie, il faut remettre les choses à leur place. Un rapace, même né en captivité et habitué à l'homme, restera un oiseau sauvage avec ses instincts et il ne sera jamais dressé. Un oiseau de proie est seulement apprivoisé et tolère son fauconnier. Lorsqu'il n'a pas envie de "travailler", il ne se bougera pas et restera sur son perchoir. Il faut instaurer un climat de confiance avec son oiseau car celui-ci ne sera jamais l'équivalent d'un chien qui écoute vos ordres.
Si vous avez besoin de plus amples renseignements concernant la fauconnerie, vous pouvez aller faire un tour sur le forum de fauconnerie dont l'adresse se trouve dans la page de Liens. Vous y trouverez des fauconniers belges et français compétents et amoureux de leur métier. Ils répondront correctement à toutes les questions que vous pourriez vous poser.
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